Last Updated on 15 octobre 2025 by mael
Six ans après sa dernière réalisation, Shin’ichirō Watanabe, le père de Cowboy Bebop et Samurai Champloo, revient derrière la caméra avec Lazarus, une série animée qui mélange action frénétique, ambiance dystopique et bande-son explosive. Un retour très attendu par les amateurs d’animation japonaise, tant son nom reste associé à certains des plus grands classiques du genre.
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ToggleLe grand retour de Watanabe à la science-fiction
Avec Carole and Tuesday en 2019, Watanabe avait surpris en s’éloignant des fusillades interstellaires pour se concentrer sur la musique et le destin de deux jeunes artistes martiennes. Mais avec Lazarus, il revient à ses fondamentaux : l’action nerveuse, une bonne dose de paranoïa et des références assumées à la culture pulp et au cinéma d’action des années 70.
Le point de départ est simple mais efficace : dans un futur proche, un médicament utilisé massivement dans la population s’avère en réalité être un poison. Son inventeur annonce alors qu’il reste 30 jours à l’humanité pour le retrouver, lui et l’antidote. Cinq agents d’élite, regroupés au sein de l’unité Lazarus, entament une course contre la montre à travers le monde.
Une bande-son au cœur de l’expérience
Chez Watanabe, la musique n’est jamais un simple décor. Elle est le moteur même de la narration. Après avoir collaboré avec Yōko Kanno pour Cowboy Bebop ou encore avec divers artistes sur Space Dandy, il confie ici les thèmes à des figures de la scène musicale contemporaine : le saxophoniste Kamasi Washington, mais aussi Bonobo et Floating Points. Résultat : une bande originale qui alterne cuivres endiablés et nappes électroniques hypnotiques, parfaitement synchronisée avec les scènes d’action.
Une production ambitieuse
La série est produite par le studio MAPPA, déjà responsable de L’Attaque des Titans ou Chainsaw Man, preuve que les moyens sont à la hauteur des ambitions. Le design des personnages a été confié à Akemi Hayashi (Fruits Basket), tandis que l’univers visuel a été conçu par le Français Stanislas Brunet, déjà familier des productions de science-fiction. L’animation, dirigée par Mitsuhiro Sato (Pluto), se distingue par sa fluidité et son sens du détail.
Le scénario, signé Dai Satō (Ghost in the Shell, Samurai Champloo), mélange intrigue politique, conspiration mondiale et fusillades spectaculaires. Un cocktail qui rappelle certains épisodes de Cowboy Bebop ou de Terror in Resonance.
Une série pensée pour un public international
Diffusée depuis le 5 avril sur Adult Swim et Max, Lazarus a été conçue dès le départ pour séduire un public global. Le soin apporté aux doublages anglais comme japonais témoigne de cette volonté. D’ailleurs, le site My Anime List classe déjà la série parmi les plus attendues de l’année, aux côtés de titres majeurs comme Black Butler ou Fire Force.
Notre verdict provisoire
Après cinq épisodes, Lazarus confirme son potentiel : un rythme haletant, des combats chorégraphiés avec une précision millimétrée et une ambiance sonore d’une richesse rare. Seule réserve : le scénario, parfois confus, s’égare dans des détours et des rebondissements un peu faciles. Mais rien qui n’entame le plaisir de retrouver Watanabe en grande forme.
Pour les amateurs de science-fiction, d’animation nerveuse et de bande-son inoubliable, Lazarus s’annonce déjà comme une œuvre à ne pas manquer.