Last Updated on 15 octobre 2025 by mael
Le cinéma en 2025 accueille un projet d’une envergure exceptionnelle avec Dans la Poigne de Dante, un film audacieux qui réunit sur grand écran des figures emblématiques comme Oscar Isaac, Gal Gadot et Jason Momoa. Cette œuvre signée Julian Schnabel, réalisateur reconnu pour son approche artistique mêlant peinture et cinéma, promet une plongée au cœur de l’univers torturé et mystique de Dante Alighieri. Inspiré du roman La Main de Dante de Nick Tosches, ce thriller policier invite le spectateur à suivre un écrivain dans une quête littéraire et métaphysique, où la recherche des origines de la Divine Comédie se mêle à un récit d’action et de suspense proche du thriller hollywoodien.
Présenté en avant-première lors de la Mostra de Venise, le film a suscité un engouement autant qu’une certaine controverse. La presse anglophone, tout comme les critiques présents lors du festival, a livré des premières impressions contrastées, soulignant tant la beauté visuelle et la portée philosophique du film que ses maladresses narratives. Malgré quelques réserves, l’attention portée à ce casting prestigieux et à l’ambition de l’œuvre demeure intacte, faisant de Dans la Poigne de Dante une réalisation incontournable à suivre de près.
Cette analyse détaillée s’attardera sur plusieurs aspects essentiels : la réalisation et la vision artistique de Julian Schnabel, la performance des acteurs de renom, notamment celle d’Oscar Isaac, l’intégration de la thématique dantesque dans un contexte contemporain, la réception critique partagée et enfin l’impact potentiel du film sur le paysage cinématographique de 2025.
Sommaire
ToggleJulian Schnabel et la mise en scène : une audace visuelle au service d’un récit complexe
Julian Schnabel, peintre avant d’être cinéaste, apporte à Dans la Poigne de Dante son style singulier, combinant une esthétique flamboyante à une narration souvent cryptique. Après des œuvres marquantes telles que Basquiat et At Eternity’s Gate, le réalisateur s’attaque ici à une matière dense, celle d’une adaptation littéraire guettée par un caractère presque maudit, un projet chéri depuis près de quinze ans. Le résultat est un film où la lourdeur des idées philosophiques rencontre une ambition visuelle susceptible de diviser le spectateur.
Par exemple, des plans de paysages italiens, souvent baignés dans une lumière presque mystique, alternent avec des scènes urbaines modernes chargées en tension. La confrontation visuelle entre l’Enfer et le Paradis, si chère à Dante, est exploitée par Schnabel avec des effets de contrastes marqués, renforcés par le travail du directeur de la photographie Roman Vasyanov qui réussit à sublimer l’expression des personnages, notamment Oscar Isaac sous une légère plongée.
Une illustration notable de cette approche est une séquence onirique où le protagoniste semble flotter dans une mer monochrome, symbole à la fois de dérive existentielle et de recherche spirituelle. Ce type de mise en scène traduit bien l’ambition de Schnabel : transcender la simple narration pour essayer de faire ressentir l’essence d’un voyage entre souffrance, amour et divinité.
- Longue gestation du projet (près de 15 ans)
- Style visuel marqué par le contraste entre lumière naturelle et pénombre
- Collaboration avec un chef opérateur réputé pour des plans symboliques
- Ambition de traduire les thèmes dantesques dans des formes visuelles innovantes
- Tentative de fusionner le thriller, le film d’action et la réflexion métaphysique
| Aspect | Caractéristique | Effet sur le spectateur |
|---|---|---|
| Esthétique | Plans contrastés entre ciel, mer et architectures italiennes | Immerger dans une atmosphère mystique et pesante |
| Narration | Intrication de périodes historiques et contemporaines | Créer un sentiment d’étrangeté et de mystère |
| Thématique | Exploration de thèmes spirituels liés à Dante | Invitation à la méditation sur l’amour et la souffrance |
Un casting d’exception pour un récit hors normes : Oscars Isaac, Gal Gadot et Jason Momoa en vedette
Le film accueille une constellation de stars hollywoodiennes qui contribuent à la puissance et à l’impact du récit. Oscar Isaac tient le rôle principal, celui de l’écrivain confronté à sa propre quête d’identité et à l’héritage de Dante. L’acteur, qui a déjà travaillé avec Schnabel sur At Eternity’s Gate, apporte ici toute la complexité nécessaire pour incarner un personnage à la fois fragile et déterminé. Sa prestation a été saluée pour sa profondeur, notamment lors des scènes où il erre dans un monde à la fois réel et métaphysique.
À ses côtés, Gal Gadot incarne un rôle crucial, bien que les critiques sur son jeu soient contrastées. Certaines critiques regrettent un jeu parfois rigide et moins convaincant, ce qui peut freiner l’impact émotionnel des scènes dramatiques où elle intervient. Toutefois, sa présence à l’écran ajoute un élément dynamique et attire un public large grâce à son aura hollywoodienne.
Jason Momoa, souvent associé à des rôles de film d’action, joue un personnage dont la force physique contraste avec la fragilité intérieure du protagoniste. Ce contraste enrichit la dynamique narrative, tout en consolidant l’aspect thriller du film avec des séquences intenses et parfois violentes.
- Oscar Isaac : rôle principal, double interprétation réaliste et métaphysique
- Gal Gadot : présence charismatique, jeu jugé inégal
- Jason Momoa : incarne la force brute enrichissant le côté thriller
- Gerard Butler, Al Pacino et Martin Scorsese complètent un casting étoilé
- Le casting multiplie les références et attire un public diversifié
| Acteur | Rôle | Impact critique |
|---|---|---|
| Oscar Isaac | Écrivain en quête | Très apprécié, profondeur dramatique reconnue |
| Gal Gadot | Figure féminine majeure | Critiques mitigées sur le jeu |
| Jason Momoa | Personnage d’action | Apprécié pour la force physique et la présence spectaculaire |
Thématique et narration : fusionner La Divine Comédie avec un thriller contemporain
Dans la Poigne de Dante ose mêler la richesse symbolique de La Divine Comédie à une intrigue à la fois moderne et haletante. L’adaptation du roman de Nick Tosches transmet un dualisme entre passé médiéval et présent contemporain, avec des flashbacks et des scènes oniriques qui tentent de rendre palpable le cheminement intérieur du héros.
Le film explore les concepts d’enfer personnel, de rédemption et d’amour interdit, traduisant la dimension universelle de l’œuvre dantesque en langage cinématographique. Cependant, cette juxtaposition soulève des difficultés de rythme et de tonalité, provoquant parfois un sentiment de déséquilibre narratif. Une partie de la critique déplore un usage excessif des flashbacks, qui donnent l’impression d’un « concours de cosplays médiévaux », rendant moins crédible la véracité de la démarche intellectuelle.
Malgré cela, les séquences soulignant la déchéance psychologique du protagoniste ont été particulièrement remarquées, traduisant son errance dans un gouffre personnel et spirituel. Cette approche reflète une volonté de donner corps à des idées abstraites, en s’appuyant sur une narration fragmentée, parfois déroutante, mais marquante.
- Adaptation littéraire complexe et ambitieuse
- Exploration des thèmes dantesques : enfer, purgatoire, paradis
- Entre récit historique et thriller contemporain
- Incorporation fréquente de flashbacks et scènes oniriques
- Risque de perte de fluidité narrative liée à l’ambition du scénario
| Élément narratif | But | Critique principale |
|---|---|---|
| Flashbacks médiévaux | Plonger dans le contexte historique de Dante | Perçus comme artificiels et lourds |
| Scènes contemporaines | Suivre la quête moderne du protagoniste | Appréciées pour leur réalisme et intensité émotionnelle |
| Symbolisme dantesque | Donner une portée philosophique | Ambitieux mais parfois trop didactique |
Premières impressions critiques en 2025 : un accueil partagé pour Dans la Poigne de Dante
Les premières critiques publiées après la première projection officielle à Venise font état d’un accueil contrasté allant de la fascination à la déception. Certaines voix célèbrent la beauté visuelle du film et sa profondeur philosophique, soulignant la capacité de Schnabel à faire vivre une expérience cinématographique intense, lumière et ombres, amour et souffrance se mêlant à chaque plan.
Par exemple, Owen Gleiberman de Variety évoque un film qui cherche à envelopper le spectateur dans une expérience spirituelle, celle d’accueillir Dieu à chaque instant. De même, The Hollywood Reporter note une audace formelle remarquable qui évite l’insipidité. Ces points de vue saluent la réussite esthétique malgré une certaine herméticité.
Néanmoins, dans une autre tonalité, des critiques comme Hannah Strong de Little White Lies regrettent un scénario boursouflé, un rythme parfois ennuyeux, ainsi qu’un jeu d’acteurs inégal, notamment concernant Gal Gadot. Le manque d’une tête clairement définie dans la narration est également pointé du doigt, avec un film jugé parfois prétentieux ou pédant.
- Éloges sur l’ambition artistique et visuelle
- Critiques pour la lourdeur narrative et le rythme lent
- Disparités dans les performances des acteurs
- Difficultés à trouver un équilibre entre les différentes tonalités
- Film qui provoque des réactions polarisées
| Critique | Point fort | Point faible |
|---|---|---|
| Owen Gleiberman (Variety) | Expérience spirituelle intense | Philosophie trop lourde pour certains |
| Hannah Strong (Little White Lies) | Ambition esthétique | Interprétation d’acteurs et rythme critiqués |
| Carny James (The Hollywood Reporter) | Audace formelle | Parfois hermétique |
Quel avenir pour Dans la Poigne de Dante dans le cinéma contemporain et l’industrie hollywoodienne ?
Alors que Dans la Poigne de Dante n’a pas encore de date de sortie officielle confirmée, son impact potentiel sur le cinéma contemporain, en particulier le thriller et le film d’action à l’échelle hollywoodienne, soulève beaucoup d’intérêt. Le film semble appartenir à cette catégorie de productions où la surcharge d’ambition artistique peut trancher avec le formatage industriel habituel.
Pour le public, cela signifie un pari osé sur une voie cinématographique plus intellectuelle, où les enjeux métaphysiques ne sont pas sacrifiés au profit du simple spectacle. Ce positionnement risque cependant de fragmenter l’audience, entre amateurs d’art cinématographique exigeant et spectateurs préférant une narration plus classique et fluide.
Pour Hollywood, le film teste aussi une nouvelle frontière, mêlant la densité philosophique d’un récit littéraire majeur avec les attentes du grand public pour un thriller prenant et un film d’action haletant. Reste à voir si cette alchimie fonctionnera pleinement et ouvrira la voie à de futures adaptations où l’audace prime sur la facilité.
- Un projet à la croisée des chemins entre art et industrie
- Potentiel à influencer d’autres adaptations littéraires ambitieuses
- Risque de division du public entre amateurs de cinéma d’auteur et grand public
- Une étape importante pour Julian Schnabel en tant que réalisateur
- Attente de la date officielle de sortie pour un jugement définitif
| Impact potentiel | Conséquence sur l’industrie | Conséquence sur le public |
|---|---|---|
| Refus du formatage classique | Renouveau possible du cinéma d’auteur dans les blockbusters | Challenge d’adaptation pour les spectateurs |
| Mélange des genres (thriller, film d’action, réflexion) | Nouveaux territoires narratifs explorés | Segmentation de l’audience |
| Ambition philosophique | Élargissement des thématiques abordées | Invitation à un cinéma plus engagé |
Questions fréquentes sur Dans la Poigne de Dante
- Quand sortira Dans la Poigne de Dante ?
À ce jour, aucune date officielle de sortie n’a été annoncée, bien que le film ait été présenté en avant-première lors de la Mostra de Venise. - Qui a créé le scénario du film ?
Le film est une adaptation du roman La Main de Dante de Nick Tosches, transposé par Julian Schnabel. - Quelles sont les critiques majeures sur la performance des acteurs ?
Oscar Isaac est généralement salué pour sa profondeur, tandis que Gal Gadot reçoit des critiques plus mitigées sur son jeu. Jason Momoa est reconnu pour sa présence physique et son énergie. - Le film respecte-t-il fidèlement le contenu de La Divine Comédie ?
Le film s’inspire des thématiques et de l’univers de La Divine Comédie, mais intègre aussi des éléments contemporains originaux, créant une fusion entre histoire et modernité. - Quel est le style visuel privilégié par le réalisateur ?
Une esthétique contrastée, mêlant lumière naturelle et séquences sombres, renforcée par la direction photographique de Roman Vasyanov.
Pour approfondir les critiques et la réception, consultez les liens suivants : SensCritique, SlideMovies, Allociné, ProjectHeurts et Première.