Ce chef-d’œuvre de science-fiction a été imaginé par un ado de 16 ans seulement

Last Updated on 15 octobre 2025 by mael

Luc Besson portait en lui, dès l’âge de seize ans, les premières esquisses d’un univers où le drame, l’action et la fantaisie se côtoient. À l’image de mes cahiers d’adolescence, remplis de scénarios griffonnés à la va-vite, ses notes ont mûri pendant près de vingt ans avant de prendre vie sur grand écran. Fort de succès comme Le Grand Bleu, Nikita et Léon, il réunit en 1997 un budget de 90 millions de dollars et l’expertise de Gaumont pour produire Le Cinquième Élément aux studios Pinewood, avec une équipe technique venue du monde entier.

Le jour de sa première, le film ouvre le Festival de Cannes et, quelques mois plus tard, remporte le César des Meilleurs Décors, distinction attribuée par l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma. Au box-office, il dépasse les 263 millions de dollars de recettes mondiales, confirmant l’impact du cinéma français à l’international.

Côté casting, Bruce Willis prête ses traits à Korben Dallas, chauffeur de taxi au passé militaire, tandis que Milla Jovovich incarne Leeloo, « cinquième élément » indispensable à la survie de la Terre. Ajoutez-y Gary Oldman dans le rôle du machiavélique Zorg et Chris Tucker en animateur hors normes : vous obtenez un mélange détonant qui oscille entre poésie graphique et comédie burlesque.

Un opéra spatial audacieux

Si Le Cinquième Élément divise la critique, il fascine par son audace. Selon Rotten Tomatoes, 71 % des avis sont positifs, reflet d’un film qui n’hésite pas à pousser ses choix esthétiques jusqu’à l’extravagance. Le San Francisco Chronicle le salue pour sa « mise en scène visuellement saisissante et méticuleusement construite », tandis que Cinapse vante son « opéra spatial flamboyant, où chaque plan témoigne du sens de la mise en valeur de l’auteur ».

D’autres voix, comme le Chicago Tribune, évoquent « un spectacle visuel à lui seul capable de tenir deux films », quand le Chicago Sun-Times célèbre « un délire créatif à la mesure de l’imagination juvénile de son cinéaste ». L’Austin Chronicle, de son côté, note un « sentiment d’émerveillement comparable aux plus grands space operas ».

Au-delà de la surprise que peut provoquer son esthétisme, c’est la cohérence entre le récit et le design qui a offert à ce chef-d’œuvre visuel sa longévité. Aujourd’hui encore, il trouve un écho chez les nouvelles générations de réalisateurs, preuve que l’idée d’un adolescent peut transformer le cinéma français et devenir un étendard de la vision audacieuse.

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Lucas Bernard

Accro aux séries et aux nouveautés tech, je décrypte chaque jour l’actu du streaming, les dernières sorties gadgets et les tendances pop culture. Entre deux épisodes et un test de smartphone, je partage mes coups de cœur, mes critiques et mes découvertes, toujours avec passion (et un brin de mauvaise foi assumée).

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